Il y a des énergies dans la conception humaine qui construisent, des énergies qui créent des liens et des énergies qui se souviennent. Ensuite, il y a le Circuit Individuel – l’énergie qui devient. je
Mutation de circuits individuels : un objectif au-delà du conditionnement
L'énergie du devenir
Il y a des énergies dans la conception humaine qui construisent, des énergies qui créent des liens et des énergies qui se souviennent. Ensuite, il y a le Circuit Individuel – l’énergie qui devient. C’est le plus transpersonnel des trois circuits principaux, la partie du thème qui ne s’intéresse pas à maintenir le passé, à reproduire ce qui fonctionne ou à assurer l’avenir d’une tribu. Il s'intéresse à ce qui n'a jamais été.
Lorsque le Circuit Individuel est actif dans un thème, la vie a tendance à véhiculer un thème récurrent : être un peu en avance, un peu en retard, un peu trop ou pas assez pour la pièce. Les personnes avec ces canaux définis rapportent souvent le sentiment d'avoir un pied dans un monde qui n'est pas encore complètement arrivé. La mutation n'est pas une stratégie. C'est une impulsion.
L'architecture de la mutation
Le Circuit Individuel est composé de sept canaux regroupés en trois sous-circuits : Connaissance, Centrage et Détection. Chacun porte sa propre saveur d’innovation.
Le sous-circuit Connaissance – canaux 4-63, 17-62 et 23-43 – est le domaine de la mutation mentale. Il pense d’une manière que le paradigme actuel ne peut pas encore métaboliser. Une personne avec le canal 17-62 défini, par exemple, a tendance à organiser ses idées, ses opinions et ses modèles d'une manière qui lui semble étrangement logique et étrangement insistante pour les autres. Ce n’est pas une bizarrerie personnelle. C’est une caractéristique structurelle du fonctionnement de cet esprit.
Le sous-circuit Centrage, ancré par le canal 25-51, concerne l'initiation. C'est la force rare de quelqu'un qui sait simplement, dans son corps et dans sa volonté, que quelque chose est prêt à commencer. Il n’a pas besoin d’un comité ni d’une majorité. Cela part d’une vérité ressentie.
Le sous-circuit Sensing – 28-38 et 39-55 – amène le corps et l’onde émotionnelle dans la mutation. C'est la partie du Circuit Individuel qui perçoit l'avenir comme une sensation, une lutte, un climat émotionnel. Ces canaux ne sont pas confortables et ne sont pas censés l’être. Ils sont les antennes de ce qui tente d’émerger à travers ce système nerveux particulier.
L'autonomisation grâce à l'authenticité
Le Circuit Individuel ne trouve pas d’autonomisation en étant accepté. Il trouve son pouvoir en étant lui-même avec un tel engagement que la vie se réorganise autour de lui. C’est la différence entre s’intégrer et être en forme. Le Circuit Collectif donne du pouvoir par l'appartenance, par la valorisation par le groupe. Le circuit tribal donne du pouvoir en étant capable, utile et matériellement fiable. Le Circuit Individuel donne du pouvoir grâce à l’insistance discrète, parfois obstinée, à vivre selon un plan intérieur que les autres ne peuvent pas toujours voir.
Ce type d’autonomisation n’est pas un sentiment de pouvoir sur les autres. C’est le sentiment ressenti d’être alimenté par quelque chose de plus grand que la préférence personnelle – une attirance vers une manière d’être qui n’a peut-être pas encore de nom. Lorsque le circuit individuel fonctionne correctement, la personne n’a pas besoin de convaincre le monde qu’elle a raison. Ils ont simplement besoin de rester intègres avec ce qui les traverse. Cette intégrité est contagieuse de manière subtile. Cela ne nécessite pas de foule. Il attire les bons témoins.
La mélancolie du mutateur
La mélancolie vit dans le Circuit Individuel car la mutation est un travail solitaire. Être à l’écoute d’une fréquence qui n’a pas encore été intégrée par le collectif, c’est vivre avec une certaine sorte de chagrin. C’est le chagrin de voir clairement ce qui est possible alors que la plupart des gens se contentent de ce qui leur est familier. C'est le chagrin d'une vision qui ne peut être précipitée et d'une vie qui ne peut être vécue comme celle des autres.
Ra Uru Hu parlait souvent du circuit individuel comme du circuit du désespoir dans son état non évolué. Ce n’est pas une dépression clinique. C’est le poids existentiel du déphasage. Les personnes ayant une forte activation du Circuit Individuel entretiennent souvent une relation permanente avec le sentiment d'être incomprises, avec un monde intérieur qui ne se traduit pas facilement dans une conversation ordinaire et avec un type particulier d'épuisement qui vient du fait d'être un traducteur entre ce qui est et ce qui pourrait être.
La mélancolie n’est pas le signe que quelque chose ne va pas. C'est le signe que quelque chose est vrai. C’est le prix à payer pour transporter un nouveau potentiel sous une forme que le monde n’est pas encore prêt à métaboliser.
Objectif au-delà du conditionnement
Le conditionnement est le papier peint du Circuit Collectif. C’est ainsi que les tribus maintiennent leur cohérence – grâce à des valeurs partagées, des histoires partagées, des peurs partagées. Le Circuit Individuel est la partie du thème qui ne peut pas être conditionnée de manière adéquate, car son but est d'aller au-delà de ce qui est déjà établi. Il n’est pas conçu pour être façonné par la réalité actuelle. Il est conçu pour façonner le prochain.
C'est pourquoi le Circuit Individuel est parfois appelé le circuit du mystique, de l'artiste, de l'hérétique, de l'inventeur. Ce ne sont pas des rôles. Ils décrivent un rapport particulier au temps. Le Circuit Individuel ne consiste pas à vivre dans le passé, ni à optimiser le présent pour l'avenir. C’est vivre dans le futur maintenant – dans le corps, dans la respiration, dans l’étrange savoir que quelque chose veut se manifester.
Le but, pour ceux qui portent ce circuit, ne consiste pas à se demander ce dont le monde a besoin. On le trouve en remarquant ce qui continue de s'attirer aux limites de la conscience – quelles images, quels mots, quelles préoccupations étranges reviennent sans cesse, sans y être invitées, sans y être invitées. C’est l’appel de la mutation.
Vivre la mutation
Le Circuit Individuel demande du courage. Cela demande la volonté d’être vu, d’échouer, d’être incompris et de continuer malgré tout. Cela demande la discipline d’écouter une boussole intérieure qui n’a pas toujours de langage. Il demande la foi qu’être en décalage avec le rythme actuel n’est pas un défaut mais une conception.
Le but ici n’est pas l’accomplissement personnel, même si cela peut arriver. Le but est de réaliser ce qui est nécessaire pour le prochain chapitre de l’être humain. C’est un travail lourd, silencieux et important. Et c'est sa propre récompense, même si la récompense est une sorte de mélancolie sacrée qui accompagne l'œuvre comme une compagne plutôt que comme une malédiction.
Vivre le Circuit Individuel, c’est cesser d’essayer d’être conditionné à l’appartenance. C’est plutôt appartenir au devenir.


